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L’ère des Patriarches : 1960 depuis la Création
1800 avant JC
Le Sacrifice d’Isaac sur le Mont Moriah
Le premier événement biblique qui lie Jérusalem à la nation juive est celui de la rencontre historique entre Abraham et le roi Malchizedek : « et Malchizedek, roi de Shalem, amena du pain et du vin… le bénit et lui dit : Béni soit Abram par Dieu le Tout-Puissant, créateur des cieux et de la terre » (Genèse 14:18). Shalem est Jérusalem, comme nous l’apprennent les Psaumes 76:3. « Puis son Tabernacle fut à Shalem et son habitation à Sion ». Le lieu de cette rencontre dans la Vallée de Shaveh, ou Vallée du Roi, semble se trouver à proximité de la ville. Plus tard, sur l’ordre de Dieu, Abraham arrive au Pays de Moriah pour sacrifier son fils, Isaac (Genèse 22). La Bible identifie la montagne où a lieu cet événement critique comme étant la « Montagne de Moriah » [Har Moriah] (Chroniques II, 3:1). Les nombreux vestiges archéologiques nous apprennent que la Jérusalem cananéenne était à l’origine une ville forte entourée d’une muraille massive. Malgré sa petite taille, sa conquête est difficile. Au pied de la colline sur laquelle la ville est construite coule la source du Gihon, qui est entourée d’un puissant système de fortifications dont les vestiges ont récemment été découverts. Les dirigeants cananéens de la ville avaient creusé ce système d’eau sophistiqué comportant un passage souterrain menant à la source pour en tirer de l’eau en temps de guerre. Les Écritures racontent que pendant la conquête de la terre d’Israël par les 12 tribus, Jérusalem n’est pas habitée par les Cananéens et qu’elle demeure entre les mains des Gentils jusqu’aux temps du roi David.
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La période cananéenne : 2210 depuis la Création
1550 avant JC
La ville jébusite
Jérusalem en tant que cité jébusite est mentionnée pour la première fois dans le Livre de Josué (15:8) et ensuite dans le Livre des Juges, dans l’histoire de la concubine de Givah (19:10) : « Mais l’homme ne souhaitait pas rester et se leva pour partir. Il arriva ensuite aux alentours de Jébus, qui est Jérusalem ». La Jérusalem jébusite demeure une enclave païenne située entre le territoire de Juda au sud et celui de Benjamin au nord. Nous constatons la puissance de la ville jébusite en contemplant la structure de pierre en terrasse située sur le flanc est de la colline de la Cité de David (photo). Cette structure soutenait vraisemblablement la forteresse de la ville appelée Forteresse de Sion (Samuel II, 5:7).
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Période du roi David : 2760 depuis la Création
1000 avant JC
La Capitale du Royaume
Vers 1000 avant JC, le roi David arrive dans la ville. David, qui règne à Hébron depuis sept ans, prend la Forteresse de Sion et transforme la ‘cité jébusite’ en une capitale religieuse et nationale : « David occupa la forteresse et l’appela Cité de David » (Samuel II, 5:9). Puis David fortifia la ville : « Il construisit les alentours, du Milo vers l’intérieur » (ibid.) et y bâti son palais. Dans le cadre des fouilles actuelles qui ont lieu dans la partie haute de la Cité de David, les vestiges d’un vaste et impressionnant bâtiment sont peut-être ceux du palais de David. Des grottes ont été découvertes sur le flanc sud de la Cité de David qui pour certains sont les tombeaux des rois de la dynastie de David, comme le dit la Bible : « Puis David se coucha avec ses ancêtres et fut enterré dans la Cité de David » (Rois I, 2:10).
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Période du roi Salomon : 2800 depuis la Création
960 avant JC
la Construction du Temple
Le rêve de David, consistant à construire un temple à Jérusalem n’est pas exaucé, car le Temple est un lieu de paix alors que David est un guerrier : « Mais Dieu me dit : Tu ne construiras pas de maison pour mon nom car tu as été un homme de combat et as répandu du sang » (Chroniques I, 28:3). David reçoit la promesse que sa vision sera réalisée par son fils : « Tu ne construiras pas le Temple, mais un fils te naîtra qui construira le Temple pour moi » (Rois I, 8:19). Le fils qui naît à David et qui lui succède est Salomon, qui est sacré à Jérusalem près de la source du Gihon à la suite de la tentative de rébellion de son frère Adoniya : « Et ils le sacrèrent… roi au Gihon et ils en revinrent réjouis… D’ailleurs, Salomon siège sur le trône royal » (Rois I, 1:45-46). Le plus grand accomplissement de Salomon à Jérusalem est la construction du Temple : « Puis Salomon commença à construire la Maison de Dieu à Jérusalem, sur le Mont Moriah » (Chroniques II, 3:1). A proximité du Temple, dans le secteur sud, Salomon construit le nouveau palais royal ainsi que le palais de la Forêt de Cèdres, le Palais de Justice et le palais de la fille du Pharaon, sa femme. Il semble que Salomon ait relié le Mont Moriah dans son intégralité à la ville au moyen d’une nouvelle muraille.
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Période du roi Jézékias : 3035 depuis la Création
725 avant JC
Le siège assyrien
Peu après la mort du roi Salomon, le Royaume unifié se scinde en deux, le Royaume d’Israël et le Royaume de Judée, qui subissent tous deux d’importantes transformations. Vers la fin du 8ème siècle avant JC, le Royaume du Nord (Israël, dont la capitale est Samarie) tombe aux mains de l’empire assyrien et Jérusalem demeure la seule capitale du peuple hébreu. Aux temps du roi Jézékias, le roi assyrien Sanchériv menace Jérusalem. Jézékias se prépare à l’attaque en renforçant les fortifications de la ville. « Il pris courage et reconstruisit la muraille brisée et l’éleva au niveau des tours avec une autre muraille à l’extérieur, et il renforça le Milo dans la Cité de David et fit des armes et des boucliers en abondance » (Chroniques II, 32:5). Jézékias construit une large et puissante muraille dont on voit aujourd’hui les vestiges dans le Quartier Juif de la Vieille Ville et sur le Mont Sion. Cette muraille est la preuve que même avant les temps de Jézékias la ville d’étendait au-delà de la colline occidentale. Outre les fortifications, Jézékias canalise les eaux du Gihon pour les amener vers l’intérieur de la ville par le biais d’un tunnel souterrain appelé Tunnel de Jézékias. Ce tunnel amenait l’eau à la Piscine du Siloé située dans l’estuaire de la vallée centrale. Concernant ce summum du génie civil, la Bible dit : « C’est ce même Jézékias qui arrêta aussi l’écoulement supérieur des eaux du Gihon pour les amener directement du côté ouest de la Cité de David, et Jézékias fut prospère dans toutes ses entreprises » (Chroniques II, 32:30). L’inscription du Siloé découverte dans le mur du tunnel nous enseigne que ce tunnel fut creusé simultanément dans les deux sens. Par ailleurs, elle décrit la joie des excavateurs au moment de leur rencontre. En 701 avant JC, l’armée du roi assyrien Sanchériv avance jusqu’aux murs de Jérusalem. Le siège de Jérusalem est un échec pour Sanchériv, comme l’avait annoncé le prophète Isaïe : « Ainsi dit le Seigneur à propos du roi assyrien : Il n’entrera pas dans cette ville et n’y tirera aucune flèche… car je défendrai la ville et la sauverai » (Rois II, 19 : 32-34).
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Période du prophète Jérémie : 3140 depuis la Création
620 avant JC
La lutte pour l’esprit
Environ cent ans après le siège assyrien, l’ombre menaçante de l’empire babylonien apparaît et les derniers rois de Judée doivent choisir entre la rébellion ou la capitulation devant Nabuchodonosor, roi de Babylone. Le prophète Jérémie, contrairement à Isaïe, prononce la vision du rude avenir de la destruction de Jérusalem dans sa guerre contre l’ennemi : «Ainsi dit le Seigneur : Voyez que je donnerai cette ville aux mains du roi de Babylone, qui la brûlera par le feu» (Jérémie 34:2). Il appelle les rois de Judée à se rendre aux Babyloniens et la nation à se repentir de sa mauvaise conduite et de la corruption qui sévit dans la société et dans le royaume. Mais hélas, en vain. Yehoyakim, un des derniers rois de Judée, refuse de faire attention aux conseils du prophète et le persécute, lui et le scribe royal, Barouch Ben Neriya, éditeur des prophéties de Jérémie. Sous le règne du dernier roi de Judée, Tzidkiyahu, les ministres du toi, pleins de haine envers le prophète, jettent Jérémie dans une fosse dans l’intention de le noyer dans le mortier. Cependant, un des serviteurs du roi réussit à convaincre le roi de le sortir de sa prison. Jérémie est sauvé, ce qui n’est pas le sort de la ville.
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Destruction du Premier Temple : 3174 depuis la Création
586 avant JC
La ville incendiée
A la suite du siège pénible et prolongé de Jérusalem, Nabuchodonosor détruit la ville, comme Jérémie l’avait prédit. « Et il brûla la maison de Dieu et le palais du roi, et toutes les maisons de Jérusalem, et toute grande maison fut brûlée par le feu » (Rois II, 25:9). Le roi Tzidkiyahu est capturé par les Babyloniens et le peuple d’Israël est exilé à Babylone. Là-bas, « Sur les eaux du fleuve de Babylone… nous nous sommes assis en pleurant tout en nous souvenant de Sion » (Psaumes 137:1). Les survivants restent en Israël sans Temple ni dirigeants. Gedalia Ben Ahikam de Mitspah, nommé par les Babyloniens pour faire respecter l’ordre public, est assassiné par Ishmael Ben Netanya de la dynastie royale (Jérémie 40-41). Parmi les maisons brûlées de Jérusalem découvertes dans la Cité de David, les fouilles ont révélé des gravures cachetées faites de mortier. Les vestiges comprennent un sceau qui est porte le nom de Gemaryahu Ben Shafan le Scribe, un ministre à la cour du roi Yehoyakim et oncle de Gedalia Ben Ahikam (Jérémie 36:10). Des fouilles récentes réalisées à l’entrée de la Cité de David ont permis de découvrir un autre cachet sur lequel est gravé le nom de Yuchal Ben Shlemiyahu, un aîné de la cour du roi Tzidkiyahu (Jérémie 38:1). Ces vestiges nous rappellent que les anciens dirigeants de Jérusalem à ses jours de gloire n’étaient pas assez intelligents pour écouter les propos du prophète ayant prédit sa destruction.
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Le Retour à Sion et la période du Second Temple : 3222 depuis la Création
538 avant JC
Le Pèlerinage
Après la déclaration de Cyrus, roi de Perse, en 538 avant JC, un grand nombre d’exilés à Babylone reviennent vers la Terre d’Israël. En 516 avant JC, 70 ans après l’exil, ceux qui sont revenus à Sion inaugurent le Second Temple. Au milieu du cinquième siècle avant JC, Ezra le Scribe, qui servait de leader spirituel, immigre en Terre d’Israël et instaure une réforme religieuse qui stipule le divorce des femmes non-juives et des lectures hebdomadaires régulières de la Torah. Quelques années plus tard, Néhémie, le Gouverneur, arrive et reconstruit les murs de la ville. Une description plutôt triste des murailles de Jérusalem en ruines, avant leur reconstruction et réhabilitation, apparaît dans le livre de Néhémie : « Je marchais la nuit près de la Porte de la Vallée… et vit les murs de Jérusalem, brisés, et ses portes qui avaient été détruites par le feu. J’allais ensuite à la Porte de la Fontaine et à la Piscine du Roi, mais il n’y avait même pas assez de place pour l’animal que je chevauchais pour passer » (Néhémie 2 :13-14). La nouvelle muraille de la ville à l’est suit un chemin qui est plus élevé que celui de l’ancien mur en raison de l’immense accumulation de décombres et d’ordures au pied de la montagne. Des fouilles qui ont lieu sur la pente est de la Cité de David révèlent des vestiges de la période perse. Il semble aussi que la muraille et les tours hasmonéennes de la période du Second Temple, construites au sommet de la colline, se trouvent sur le chemin des fortifications que Néhémie bâtit dans ce secteur. Les années passant, les Helléniques remplacent les Perses. A la suite de la révolte hasmonéenne contre le régime séleucide, Jérusalem devient la capitale législative de l’État de Judée, qui, avec le temps, grandit de taille et en gloire. Des pèlerins juifs affluent vers la ville de toutes les régions du pays et de diaspora. La Piscine du Siloé, créée vers la fin de la période du Second Temple, devient un des centres qui accueillent les pèlerins venant au Mont du Temple.
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Destruction du Second Temple : 3830 depuis la Création
70 de l’ère chrétienne
L’Exil
Aux temps de Hérode, sous la domination romaine (1er siècle avant JC), Jérusalem atteint le summum de sa prospérité. Un effort de construction massif a lieu dans la ville, décrit par Joseph Flavius dans ses livres. Au cours du 1er siècle de l’ère chrétienne, il semble qu’un certain nombre de palais sont construits dans la Cité de David pour la famille royale de Chadayev, mais aucun vestige de ces bâtiments n’a été découvert jusqu’ici. Quelques années après la mort de Hérode, les Romains nomment un gouverneur pour la Judée. L’année 66 de l’ère chrétienne voit éclater une révolte contre l’autorité romaine, et la ville est assiégée. En 70, les Romains pénètrent la muraille et le Second Temple est incendié.
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Période byzantine
326 de notre ère
Après la destruction de Jérusalem durant la grande révolte, la partie sud de la Cité de David est devenue une carrière. Pendant la période byzantine, des habitations et des installations agricoles y ont été construites ; des vestiges ont été découverts dans l’enceinte du centre de visiteurs et, plus récemment, dans les fouilles du parking Givati. Vers le milieu du 5ème siècle, Eudoxie, l’épouse de l’empereur Théodose II, a fait restaurer les remparts de la ville avec un nouveau tracé intégrant la colline de Jérusalem. Au sud de la ville, Eudoxie fit construire l’église du Siloé, embrassant la piscine du même nom. A cette époque, on avait déjà oublié l’importance de la Cité de David comme prémices de Jérusalem et certaines traditions (dont les premières datent vraisemblablement de la fin de la période du Second Temple) situaient la ville (et plus tard le tombeau également) de David sur le mont Sion.
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Période arabe
638 de notre ère
Après la victoire musulmane sur les Byzantin et la conquête musulmane de Jérusalem, l’aspect physique de la ville n’a pas beaucoup évolué. En revanche, la population a diminué, les Chrétiens ayant émigré vers l’Empire byzantin. Avec l’instauration d’un pouvoir musulman à Jérusalem, l’interdiction formelle pour les Juifs d’y habiter a été abrogée. Dans l’accord d’armistice signé entre le calife Omar et les Chrétiens, les Musulmans se sont engagés à ne pas autoriser les Juifs à s’installer dans la ville. Pourtant, la Guenizah du Caire nous apprend que 70 familles juives de Tibériade ont été autorisées à y demeurer. Les Juifs se sont installés dans le nord de la Cité de David, au plus près du Mont du temple et du Siloé. Les actuelles fouilles du parking Givati, au nord de la Cité de David, ont permis de dévoiler, sur une vaste surface, des traces de vie de la période musulmane. Ces travaux archéologiques indiquent une forte densité de population dans cette zone qui servait à la fois à l’habitation et au commerce. Le tremblement de terre de 1033 a détruit les remparts de Jérusalem. Pour leur reconstruction, 30 ans plus tard, un tracé plus réduit a été décidé pour le rempart sud, laissant la Cité de David extra muros. Les Juifs ont dû alors s’installer dans un autre quartier de Jérusalem.
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Du Moyen-âge à l’époque moderne
1099 de notre ère
Depuis la construction des remparts par les Fatimides en 1063, la Cité de David est restée extra muros ; dès lors, elle n’a plus été habitée. Le Gihon était toujours la principale source d’eau pour les habitants de Jérusalem qui puisaient son eau pour la faire remonter dans l’enceinte de la ville. La période ottomane a vu se développer, sur la colline située à l’est de la Cité de David, sur l’autre rive du Cédron, le village Dalil, devenu Siloan. Intégré à Jérusalem en 1921, il est devenu l’un de ses quartiers. L’inscription Au crépuscule de la période ottomane, l’inscription de Siloé a été découverte au sud de la Cité de David ; elle décrit les travaux du tunnel d’Ezéchias, à l’époque du Premier temple. L’inscription a été retrouvée 6 mètres avant l’entrée du tunnel, dans la piscine du Siloé. Aujourd’hui, elle est toujours exposée au musée archéologique d’Istanbul.
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L’immigration vers Israël : 5642 depuis la Création
Année 1882
La Maison Meyuhas et le Village du Siloé (Shiloach)
Au cours du 19ème siècle, de nombreux archéologues et chercheurs visitent la Cité de David afin de fouiller son secteur nord. Ainsi, l’américain Edward Robinson découvre les mystères de l’ancien tunnel du Siloé et l’archéologue anglais Charles Warren découvre le système d’eau et le célèbre puits qui porte son nom. En 1873, la Cité de David reprend vie lorsque la famille Meyuhas y fonde sa maison. Cette famille avait décidé de quitter la Vieille Ville pour la Cité de David car leurs affaires souffraient de la fermeture des portes chaque soir pour ne s’ouvrir qu’au matin. Ce sont les premiers Juifs après des siècles à s’installer sur cette colline au passé si glorieux. En 1882, de nouveaux immigrants du Yémen rejoignent les Meyuhas et s’installent dans des grottes proches du village de Silwan, face à la Cité de David. En 1884, grâce à l’aide de philanthropes juifs, un joli quartier est construit pour cette communauté, le Village de Shiloach. Ce quartier grandit et devient prospère, mais souffre aussi des émeutes de 1929. Ayant récupéré, les Juifs reviennent au Village de Shiloach et affirment leur position pour souffrir à nouveau pendant les émeutes arabes de 1936. Pendant deux ans les habitants arabes conspirent contre leurs voisins juifs qui en fin de compte doivent abandonner les lieux en 1938.
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L’État d’Israël: 5708 depuis la Création
L’année 1948
La Cité de David en territoire ennemi
Suite à la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël proclamé le cinq Iyar 5708 (14.5.1948), les armées arabes voisines et des agitateurs arabes locaux attaquent Israël sur tous les fronts. La bataille de la Vieille Ville de Jérusalem dure environ deux semaines et le Quartier Juif tombe en fin de compte en mains ennemies. Au cessez-le-feu du 30 novembre 1948 la frontière entre Israël et la Jordanie est fixée de manière à ce que la Cité de David et toute la Vieille Ville restent sous contrôle jordanien. Pendant 19 ans, les Juifs sont coupés de la Vieille Ville de Jérusalem et ne peuvent voir ses collines que du sommet du Mont Sion. Pendant cette période, dans les années 1960, l’archéologue britannique Kathleen Kenyon fouille la Cité de David et découvre un grand nombre de vestiges impressionnants, dont les murs de la ville cananéenne sur le flanc est de la colline.
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La Guerre des Six Jours : 5727 depuis la Création
L’année 1967
La Libération de Jérusalem
A la suite de la Guerre des Six Jours, Jérusalem est réunifiée et les frontières de guerre éliminées. Cependant, la présence juive dans la Cité de David continue à faire défaut. Vers la fin des années 1970 des fouilles sont entreprises dans la Cité de David et se poursuivent pendant plusieurs saisons, sous la direction du Professeur Yigal Shiloh ; ses découvertes élargissent le champ de nos connaissances sur la Cité de David. Depuis, les fouilles ont continué à enrichir notre savoir à ce sujet. En 1991, des Juifs reviennent vivre dans la Cité de David, et aujourd’hui, ce quartier est une communauté juive prospère. L’objet du ‘Centre des Visiteurs de la Cité de David’ est d’amener autant de personnes que possible pour visiter les lieux et faire l’expérience de l’endroit… où tout a commencé.
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La Cité de David aujourd’hui…
La Cité est reconstruite au sommet de sa colline
A la suite de la Guerre des Six Jours, Jérusalem est réunifiée et la frontière effacée. Cependant, la présence juive dans la Cité de David continue à faire défaut. Vers la fin des années 1970 des fouilles sont entreprises dans la Cité de David et se poursuivent pendant plusieurs saisons, sous la direction du Professeur Yigal Shiloh, dont les découvertes élargissent le champ de nos connaissances sur la Cité de David. Depuis, les fouilles ont continué à enrichir notre savoir à ce sujet. En 1991, des Juifs reviennent vivre dans la Cité de David et aujourd’hui, ce quartier est une communauté juive prospère. L’objet du ‘Centre des Visiteurs de la Cité de David’ est d’amener autant de personnes que possible visiter les lieux et faire l’expérience de l’endroit… où tout a commencé.
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